Ce qu'est vraiment l'exposition

Huit à dix grandes pièces - le salon doré, la chambre du roi, la petite bibliothèque - sont prises pendant dix jours. Chaque salle est confiée à une maison de couture : cette année, Dior, Givenchy, une jeune fleuriste d'Angers, et le chef-botaniste du potager du château de Versailles. La robe est posée sur un mannequin au centre de la pièce ; les fleurs envahissent toutes les surfaces autour, cueillies le matin même dans les jardins clos de Brissac.

On est plus près d'un salon privé que d'un musée : la famille ferme les pièces publiques pour la durée, et la duchesse parcourt souvent l'itinéraire elle-même, redressant les bouquets qui ont fané dans la nuit.

Quand y aller, et ce qu'il faut sauter

L'exposition se tient sur deux week-ends fin mai. Le samedi, la file commence à onze heures ; l'ouverture du vendredi est plus calme. Nous gardons des billets réservés pour nos invités et nous essayons de prendre le premier créneau du matin, huit heures et demie, quand la duchesse passe encore.

Sautez la boutique. Passez l'heure gagnée au potager derrière les douves. Deux des cuisinières de l'école de cuisine y ont planté autrefois, et les rangs d'artichauts sont presque aussi photogéniques que les robes.

Comment nous l'inscrivons dans un séjour

Brissac fait une excursion d'une journée depuis notre table de Restigné, cinquante-cinq minutes en voiture. Nous organisons une visite privée le matin, Marc conduit, et nous calons l'horaire pour que vous soyez de retour pour un dîner tôt. Si vous préférez étirer le séjour, le week-end cuisine qui chevauche l'exposition inclut une dégustation le vendredi soir chez un vigneron d'Anjou, sur la route du retour.

La duchesse est entrée un jour dans le salon doré, a regardé l'arrangement, pris une seule jacinthe sauvage, et l'a posée dans un autre vase. La pièce était entièrement transformée.

Une invitée de Boston, en visite régulière