Le programme en cuisine
Le vendredi soir, vous arrivez à temps pour un apéritif et un bol de soupe. Le samedi commence tôt au marché : Camille mène, vous portez. On rentre avec deux cagettes et on commence à cuisiner à midi. À dix-huit heures, une bûche de Noël prend au froid et une terrine de foie gras repose sous presse au bas du frigo.
Le dimanche est consacré aux techniques que vous remporterez chez vous : la pâte sablée pour le socle de la bûche, la salaison et la cuisson au sautoir du foie gras, un sirop de vin chaud aux agrumes et au clou de girofle qui se garde des semaines. Nous vous renvoyons le lundi avec un livret imprimé et un petit pot de sirop.
Pourquoi mi-novembre et pas fin décembre
L'astuce du week-end tient au calendrier. Mi-novembre, le foie gras est à son meilleur (les oies viennent de rentrer) et le marché de Tours est lancé sans encore être bondé. À partir du troisième week-end de décembre, le marché déborde de visiteurs d'un jour et les prix ont doublé. Nous tenons nos sessions en semaine 47, semaine 48 et semaine 50, jamais en semaine 51.
L'autre raison, c'est la maison. Nos neuf chambres sont pleines, occupées par des invités fidèles, dont la moitié pour qui nous avons cuisiné l'été. La salle à manger tourne chaud ; le poêle à bois de la cuisine tourne plus chaud encore.
Ce que vous remportez
Trois recettes imprimées sur carte : la bûche, la terrine, le vin chaud. Un pot de sirop maison. Un bocal du chutney de figues que nous servons avec le foie gras. Et une liste de ce qu'il faut acheter à votre propre marché pour le 24 décembre, l'ordre dans lequel l'acheter, les substituts pour ce qui manquerait. La liste rentre dans une enveloppe avec le livret.
La première fois que j'ai fait la bûche chez moi, elle a craqué à trois endroits. La deuxième fois, non. La troisième, ma belle-mère m'a demandé la recette. C'était bien le but.
Une invitée du Surrey, après son troisième week-end d'hiver