Ce que nous avons gardé
Les murs en tuffeau d'origine et la ligne du toit en ardoise. Le plancher de l'ancien fenil, dans la chambre de l'étage. Les crochets en fonte où l'on accrochait les brides (qui servent désormais à pendre les serviettes - non par sentimentalité, mais parce que ces crochets ont cent cinquante ans et que les remplacer par de la quincaillerie aurait été obscène).
Nous avons aussi gardé l'odeur. Il y a une odeur particulière de pierre humide et de vieux bois que les écuries avaient déjà quand nous avons acheté la maison en 1999. Elle a survécu au chantier, et les hôtes la remarquent toujours le premier soir.
Ce que nous avons changé
Plancher chauffant, double vitrage, et trois salles de bains complètes - dont une avec baignoire à pieds sous la fenêtre d'origine. Nous avons abattu une cloison intérieure pour donner plus de lumière à la chambre de l'étage, et posé une porte à cadre acier à l'arrière, qui ouvre sur le carré d'herbes aromatiques. La porte a été le poste le plus cher du chantier ; c'est aussi ce que tous les hôtes commentent.
Le coin cuisine de la plus petite chambre est venu tard - les hôtes en long séjour demandaient un endroit pour faire un thé tard le soir. Il est petit (une plaque, une bouilloire, pas de réfrigérateur) et c'est exactement ce qu'il faut.
Les trois chambres
Le Foin (la chambre de l'étage). 32 m². L'ancien fenil, avec poutres d'origine et la porte acier en bas. Lit king, baignoire à pieds. Part en premier pour les couples en long séjour.
La Selle (la chambre du milieu). 26 m². Lits jumeaux, un petit coin lecture contre le mur arrière, le coin cuisine. Réservée surtout par des sœurs et des amies.
L'Étrier (la petite chambre). 22 m². Lit queen, douche à l'italienne, la seule chambre qui ouvre directement sur le verger. Idéale pour une ou deux nuits.
On a abattu un mur, gardé tout le reste, et triplé le tarif. Les gens demandent si c'est juste. Je leur dis de venir voir la porte.
Marc Vasseur